En avant ! Programme de Limousin Terre de Gauche

Il s’agit du programme porté par Limousin Terre de Gauche à l’occasion des élections régionales de mars 2010.

La crise, tant sociale qu’écologique s’aggrave, la majorité de la population en souffre sans que le gouvernement de Nicolas Sarkozy n’infléchisse sa politique, menée dans l’intérêt du patronat et des plus riches. Dans le même temps, une partie de la gauche, convertie au social-libéralisme, parfois repeint en vert, se contente d’en accompagner le fonctionnement sans en changer le fondement essentiel qu’est la recherche effrénée du profit. Notre liste unitaire porte l’ambition d’une nouvelle donne politique à gauche : celle d’une gauche debout, celle d’une gauche qui ose, sans se contenter de demi-mesures, afin de satisfaire les besoins de tous.

• Parce que les services publics, véritables outils de répartition des richesses, favorisent l’égalité entre tous les citoyens, nous défendons leur maintien et leur extension sur l’ensemble du territoire, en refusant leur démantèlement au nom de la concurrence.

• Parce qu’il est inacceptable que nombre d’entre nous aient du mal à boucler leurs fins de mois, nous affirmons qu’aucun revenu ne peut être inférieur à 1500 euros net ; que tous les minimas sociaux et les pensions de retraite doivent augmenter de 300 euros ; que la retraite soit maintenue à 60 ans à taux plein ; de même les jeunes doivent pouvoir accéder à une allocation d’autonomie.

• Parce qu’un travail décent exige un emploi stable, nous combattrons toute précarité et discrimination. Et afin de lutter contre l’explosion du chômage et une pénibilité au travail croissante, nous revendiquons une réduction du temps de travail, sans perte de salaire, sans flexibilité ni annualisation, avec embauches correspondantes ainsi que la création de milliers d’emplois publics, dans l’éducation, la santé, l’énergie, la petite enfance, ou le quatrième âge.

• Parce que l’intérêt général et la dignité humaine ne se négocient pas, nous soutiendrons les luttes des salariés, des retraités, des chômeurs et des citoyens dans les entreprises, dans les villes, les quartiers et les campagnes pour la défense de l’emploi, des services publics et de l’environnement. Nous participerons également à tous les combats contre les discriminations et le racisme et pour la conquête de nouveaux droits, notamment démocratiques.

• Parce que l’argent public doit être utilisé dans l’intérêt de tous, selon des critères sociaux, écologiques et démocratiques, nous refuserons toute aide apportée à des entreprises qui enrichissent des actionnaires ou concurrencent le service public et exigerons la restitution de l’argent public dévoyé.

• Parce que la crise écologique exige des politiques volontaristes, nous favoriserons un nouveau mode de production, de distribution et de consommation privilégiant la proximité, le développement des transports en commun, l’agriculture paysanne, les énergies renouvelables…

• Parce que l’Europe et la mondialisation capitalistes que l’on nous impose contribuent à opposer les hommes, à mettre en concurrence les territoires, à détruire les biens communs pour les soumettre à la loi du marché, nous développerons une politique de solidarité entre tous les peuples souffrant des inégalités ainsi créées, ou subissant la domination militaire de quelques puissances mondiales.

• Parce que la démocratie n’est pas un simple gadget mais le fondement de notre projet de société nous pensons qu’elle doit être développée dans le domaine de l’entreprise (droits nouveaux pour les salariés, contrôle des comptes,…) ou dans la vie politique et sociale (budget participatif, consultations populaires,…).

En nous présentant à ces élections, nous affirmons haut et fort que la région Limousin doit être un territoire de résistance aux ravages sociaux et écologiques du capitalisme, et être au service de l’intérêt général. C’est pourquoi notre liste défendra des mesures d’urgence et un programme ambitieux répondant aux aspirations de celles et ceux qui ne veulent ni payer la crise capitaliste ni supporter la catastrophe écologique :

Battre la droite, imposer à gauche une autre politique qui améliore véritablement la vie quotidienne : voici l’ambition de notre liste !

PROMOUVOIR UN NOUVEAU TYPE DE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE

Nous prônons un développement économique en rupture avec la logique libérale productiviste, créateur d’emplois sur l’ensemble du territoire régional et respectueux de l’environnement et des droits sociaux. Ce sera un axe majeur de notre politique répondant à la nécessité d’accueillir de nouveaux habitants pour faire face au vieillissement de la population et à l’exode rural. Nous voulons répondre aux besoins humains et au progrès social et non à la quête insatiable de rentabilité financière. Nous proposons de mobiliser différemment les financements et de favoriser le contrôle par les salariés de l’utilisation de l’argent public afin de contribuer à la relocalisation des activités. .

– Aides économiques : conditions d’octroi selon des critères sociaux, environnementaux et démocratiques plus contraignants (emplois qualifiés et correctement rémunérés, transparence des comptes, non versement de dividendes aux actionnaires, sobriété énergétique, …). En cas de non respect de ces conditions, l’entreprise devra reverser l’aide publique, la Région n’hésitant pas pour cela à s’engager dans la voie judiciaire.

– Un Fonds régional pour l’emploi et la formation. Une partie des aides sera redéployée afin d’alimenter un Fonds régional pour l’emploi et la formation. Il s’agit par ce biais d’engager les banques régionales à utiliser les sommes qui y sont déposées (salaires, pensions, allocations) en faveur de l’économie locale et non de la spéculation. Dans ce but, la Région prendrait en charge une partie des intérêts bancaires à condition que les entreprises bénéficiaires s’engagent à respecter les critères précédemment énoncés.

– Droit d’intervention des salariés. Dès lors qu’une entreprise sollicitera une aide publique elle devra s’engager à consulter ses salariés par le biais de leurs représentants déjà élus ou à élire.

– L’économie sociale et solidaire sera développée et accompagnée au travers de ses trois composantes, associative, mutualiste et coopérative. La région favorisera pour cela le développement de l’outil coopératif (SCOP et les SCIC). Le soutien financier prendra la forme d’une « banque » publique régionale abondée par les collectivités locales (dont la région), et ouverte aux dépôts citoyens. Cela permettra aussi un droit de préemption des salariés pour la reprise d’entreprises en SCOP et le développement d’outils régionaux de promotion, de formation et de soutien financier, en coopération avec les Unions régionales SCOP.

– Les emplois associatifs pérennisés. Ces emplois qui ont fait la preuve de leur pertinence économique et sociale seront confortés dans la durée (CDI) avec une attention particulière portée à la formation et à l’évolution de carrière des salariés.

– Le choix d’une agriculture paysanne. Les politiques européenne et française actuelles favorisent une agriculture intensive conduisant à épuiser les sols et détruire les terres pour les générations futures. Elle entraine aussi à la soumission des paysans, des consommateurs et des êtres vivants aux firmes multinationales agrochimiques ou agroalimentaires et interdit le contrôle citoyen sur l’utilisation des innovations (génie génétique, pesticides, nanotechnologies…). La Région défendra une agriculture paysanne locale à l’opposé de ces orientations, une agriculture saine garantissant la rémunération du travail agricole et permettant d’assurer l’autonomie alimentaire. Elle favorisera l’installation de jeunes agriculteurs fondée sur la mobilisation du foncier, la qualité des filières, la diversification des productions en préservant le couple polyculture-élevage. Elle encouragera l’agriculture biologique par des aides à la reconversion et favorisera les circuits courts privilégiant la relation directe producteurs-consommateurs.

– Une gestion et une exploitation raisonnées et durables de la forêt Limousine. Pour cela nous favoriserons la formation de main d’œuvre et faciliterons l’utilisation de moyens permettant des interventions propres étalées dans le temps, afin d’assurer un renouvellement et une diversité des essences. La Région relancera la réalisation de schémas de voierie forestière et d’évacuation des bois, notamment en développant le fret ferroviaire afin d’éviter, entre autres, les méga-camions.

– Développer le tourisme. Les activités touristiques sont une composante très importante de l’économie régionale. Nos paysages, le patrimoine naturel et bâti sont des atouts qu’il faut savoir mettre en valeur, notamment au travers des activités de pleine nature. Le développement d’une offre touristique de qualité est à même de générer des retombées économiques importantes et de structurer des activités sur des zones en voie de désertification.

IMPULSER UNE DEMOCRATIE NOUVELLE

Les Limousins aspirent aujourd’hui à être partie prenante des grandes décisions qui engagent leur avenir et celui de leurs enfants. Les régions peuvent être le laboratoire de cette irruption citoyenne dans les gestions publiques. Nous entendons pleinement engager notre région dans cette voie en faisant de notre collectivité le creuset d’une démocratie nouvelle.

– Démocratie participative. Nous proposons de créer des Assemblées de citoyen(ne)s et d’acteurs sociaux. Elles auront pour vocation de créer le débat public autour des grands projets en termes d’aménagement du territoire, de modernisation des services publics, de développement économique. Elles contribueront à la mise en œuvre de ces projets et contrôleront l’utilisation de l’argent public. Elles saisiront le conseil régional sur toutes les questions jugées utiles et nécessaires.

– Budget participatif. Une ligne budgétaire spécifique sera créée afin de financer les initiatives s’inscrivant dans cette démarche citoyenne.

– Egalité hommes-femmes. La signature de la « Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale » déjà actée doit enfin trouver les moyens effectifs de sa mise en œuvre ; des plans d’action courant sur les compétences de la région devront y contribuer et du personnel attribué à cette fonction précise. Une instance régionale chargée de veiller à la question de l’égalité homme-femme sera créée.

– Mise en place d’un observatoire de la souffrance et des discriminations au travail qui sera accessible aux salariés et à leurs organisations représentatives.

– Statut de l’élu. Le monde du travail, en particulier les salariés du privé, reste largement écarté de la vie politique (pressions de l’employeur, disponibilité, ressources …) conduisant aux dérives que l’on connaît (cumul des mandats et des responsabilités, népotisme, clientélisme…). Nous défendons la mise en place d’un véritable statut de l’élu garantissant les conditions d’exercice d’un mandat électif et du retour à l’emploi initial.

CONFORTER LES DROITS INALIENABLES AU LOGEMENT ET A LA SANTE :

La clause de compétence générale autorise la Région à intervenir dans des secteurs qui ne relèvent pas directement de ses responsabilités, nous entendons mener des actions dans deux domaines fondamentaux pour la dignité de l’être humain : le droit à la santé et au logement.

– Logement : la région territoire anti-expulsion. Nous proposons, en relation avec les autres collectivités locales, l’accompagnement des locataires présentant des dettes naissantes et le dialogue avec les bailleurs. La région garantira aux locataires l’interdiction des coupures d’eau et d’électricité, de chauffage dans le parc public comme dans le parc privé.

– Santé : se soigner en tous points du territoire. Le désert sanitaire guette un ensemble de zones rurales du Limousin. Il doit être combattu. Les maisons pluridisciplinaires de la santé, proposant une mutualisation des services des professionnels de santé sur des territoires infra régionaux ne sont qu’une réponse partielle à cette problématique. Il convient en parallèle de conforter les structures hospitalières publiques de proximité. La défense de l’hôpital public, excluant notamment tout rapprochement avec des structures privées, est notre priorité absolue.

PERMETTRE L’ACCES DE TOUS A LA CULTURE ET AU SPORT

Casse du statut des intermittents, désengagement de l’Etat en faveur du spectacle vivant … le droit à la diversité culturelle est menacé. La droite tente depuis des années d’imposer la marchandisation de l’offre culturelle. Il en va de même avec le sport où l’élite est privilégiée au détriment du sport de masse. Parce que l’accès à la culture et à la pratique sportive est un des éléments fondamentaux de l’émancipation de l’être humain, il doit échapper à l’emprise marchande.

En matière culturelle :

Nous nous engageons à accentuer l’aide à la création, à la promotion et au partenariat avec tous les acteurs culturels du spectacle vivant, des arts plastiques, de l’audiovisuel et du cinéma ; à favoriser l’accessibilité de chacun, quel que soit son revenu, à l’enseignement public artistique (musique, danse, théâtre) ; à conforter les équipements culturels (salles de spectacles, lieux de répétition).

Nous soutenons la création d’une agence régionale du spectacle vivant (musique, théâtre, danse) structure indispensable pour développer le soutien actif, notamment aux jeunes équipes et groupes d’artistes, par la mise en réseau notamment des moyens et une gestion active d’un répertoire des métiers, des moyens et d’offre de formation professionnelle

Nous organiserons des Assises régionales de la culture. Une conférence régionale permanente de l’art et de la culture, réunissant les représentants de l’Etat, de la région, des autres collectivités et des professions artistiques et culturelles élaborera des schémas de développement dans tous les territoires infrarégionaux, garantissant leurs financements, leur mise en œuvre et leur évaluation.

Nous assurerons la défense et la promotion de la langue et de la culture occitanes.

Concernant le sport :

– Nous élaborerons un schéma régional des équipements sportifs. L’inventaire des équipements sportifs en Limousin montre qu’il existe aujourd’hui un décalage entre les équipements collectifs créés ces dernières décennies, l’évolution des pratiques sportives (attrait pour de nouvelles disciplines) et de la carte démographique du Limousin (concentration urbaine). Il faut repenser la carte des équipements sportifs en termes d’aménagement du territoire, notamment en favorisant la pratique sportive pour tous. Les aides apportées au sport d’élite ou à l’occasion d’événements sportifs de haut niveau seront conditionnés à l’évaluation de leur impact concret sur le développement du sport de masse. 

ADAPTER LES INFRASTRUCTURES DE COMMUNICATION AUX ENJEUX ET BESOINS DE NOTRE EPOQUE

La raréfaction des énergies fossiles, la protection de l’environnement, les nouvelles habitudes de consommation, le développement des technologies conduisent aujourd’hui à repenser nos manières de se déplacer et de communiquer. De nouvelles priorités en matière d’infrastructures de communication doivent être dégagées.

– Privilégier le transport public ferroviaire.

? Le maillage ferroviaire régional est un atout pour favoriser un mode de transport public écologique et sûr. Nous poursuivrons en les amplifiant les efforts engagés en faveur du TER transport régional au travers de meilleurs cadencements notamment en zone urbaine (projet Métrolim à Limoges) et du développement de l’intermodalité (billet unique pour l’ensemble des transports). La gratuité du TER, à terme pour tous et dans l’immédiat pour les lycéens, étudiants, chômeurs et salariés (trajets domicile-travail) sera instituée.

? Priorité à la modernisation de la ligne POLLT. Le projet de barreau LGV entre Limoges et Poitiers n’a pas fait la preuve de sa pertinence par rapport à l’axe historique POLLT (Paris-Orléans-La Souterraine-Limoges-Toulouse). Son impact sur l’environnement est également à considérer. En conséquence nous demandons un moratoire sur le projet LGV Limoges-Poitiers avec, en tout état de cause, arrêt du financement, et affirmons notre préférence pour la modernisation de l’axe historique POLLT. Nous lancerons une expertise indépendante qui fera l’objet d’un débat public suivi de l’organisation d’une consultation démocratique des limousins.

? Poursuite de l’amélioration de l’axe Bordeaux-Limoges-Lyon dans ses composantes nord et sud (par Guéret et par Tulle) et rétablissement de la ligne Paris-Montluçon-Ussel.

– Sécuriser les routes. La mise à deux fois deux voies de la RN 141 entre Limoges et Saint-Junien doit notamment être achevée rapidement et une attention particulière apportée à la « grande oubliée » qu’est la RN 147 entre Limoges et Poitiers.

– Donner une cohérence au transport aérien. Refusant de cautionner une concurrence mortifère entre les deux aéroports (Limoges et Brive-Souillac) la Région n’a pas vocation à financer les déficits.

– Assurer l’accès de tous au haut débit. La couverture numérique totale du Limousin doit être achevée en impliquant l’ensemble des opérateurs et des technologies existantes, en sortant des logiques de concurrence. 

DEFENDRE ET PROMOUVOIR UN SERVICE PUBLIC DE FORMATION ET D’EDUCATION

Les attaques des gouvernements successifs, conduisent à des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans l’éducation nationale et à une réduction importante de l’offre de formation aux élèves dans des classes aux effectifs surchargés. Elles creusent les inégalités sur le territoire. Quant à la formation professionnelle elle subit la mise au pas libérale, aggravée par la loi de décentralisation de juillet 2004, et les exigences à court terme du patronat favorable à un apprentissage au rabais. La Région peut contribuer à mettre en échec ces projets.

Le Conseil régional s’engagera pour :

– Un service public d’Education répondant au mieux aux besoins des lycéens des familles et des personnels. L’argent de la Région sera réservé au service public et laïc et ne participera pas à la mise en concurrence des services publics et privés d’éducation et de formation. Nous proposons :

– D’amplifier l’effort en faveur de l’équipement des lycées (salles de classes, laboratoires, ateliers, équipements sportifs …)

– D’assurer la pérennité du personnel TOS par des emplois statutaires en nombre suffisant pour répondre aux besoins d’un système éducatif de qualité.

– De mettre en œuvre la gratuité totale des livres et fournitures scolaires pour les lycéens par la mise à disposition d’une dotation spécifique pour les établissements.

– D’installer un Observatoire régional des scolarités et des formations du Limousin, composé de représentants des usagers, des personnels et d’élus disposant d’un fonds régional de lutte contre les inégalités devant l’éducation et la formation.

– D’assurer la qualité de l’alimentation dans les lycées en favorisant le « bio » et les productions locales.

 

– Une formation professionnelle de qualité dans le cadre d’un véritable service public gratuit et accessible à tous, dégagé des impératifs marchands.

A cet effet l’assemblée régionale :

– révisera un schéma régional des formations privilégiant le réseau des établissements publics, luttant contre les inégalités territoriales et intégrant des demandes de formation émanant des organisations représentatives des salariés.

– s’appuiera sur le service public régional de la formation pour maintenir au sein de l’ AFPA des services de restauration et d’hébergement gratuits et un personnel sous statut, en particulier celui de l’orientation. Sur ce dernier point nous nous opposerons à son transfert dans les services du pôle emploi.

– ripostera au démantèlement du service national d’information et d’orientation pour les scolaires, contrairement à ce que souhaite le patronat. La politique de la région en matière d’orientation s’adressera uniquement aux salariés et apprentis hors du système scolaire, tout au long de la vie en mettant financièrement à contribution les entreprises et secteurs dominants sur le territoire régional

DEVELOPPER LES SERVICES PUBLICS : UN CHOIX DE SOCIETE

Depuis plus de 20 ans, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de dégrader le service public. Avec la réforme de l’Etat (RGPP) et celle des Collectivités Territoriales, nous avons aujourd’hui l’aboutissement de cette stratégie d’ensemble, qui privilégie toujours plus la recherche effrénée de gains de productivité et de rentabilité au détriment de la satisfaction des besoins de la population. Les résistances se développent et des mobilisations s’organisent. Nous nous engageons à les accompagner et à contribuer à l’amélioration, au développement et à l’extension des services publics.

– Nous nous opposerons au désengagement de l’Etat en refusant toute concession au privé de missions de services publics assumées aujourd’hui par la collectivité régionale (transport, entretien, restauration scolaire …).

– Nous aiderons les collectivités à combattre toute externalisation, concession ou privatisation qui serait entreprise (transformation de bureaux de poste en agence postale, cession d’un abattoir public au privé, …).

– Nous affirmerons un soutien sans faille aux services publics existant dans la région. Défendre le service public de santé c’est pour nous s’opposer à la fermeture du service de radiothérapie de Guéret ou aux projets de rapprochement du centre hospitalier de Brive avec la clinique privée Saint-Germain. Cela passe aussi par le refus de financer toute entreprise privée concurrençant le service public, que ce soit dans le domaine des transports, de la santé, de l’Education, de la formation.

– Nous mettrons en place un Observatoire des services publics, en associant les syndicats et les collectifs d’usagers, qui fera l’état des lieux et surveillera les évolutions en cours (bureaux de Poste, école, eau…) afin de faire pression sur l’Etat et mobiliser les citoyens.

– Nous créerons les conditions d’un retour en régie publique de l’eau, de l’assainissement, de la collecte et du traitement des ordures ménagères. Pour y parvenir la Région créera une structure et un fonds aidant les collectivités locales (par des aides, une expertise, une logistique). Parce que l’eau est un bien commun fondamental, les usagers de ces régies bénéficieront d’une baisse substantielle du prix de l’abonnement et de la gratuité des premiers mètres cubes (la question des très gros consommateurs et de l’agriculture intensive sera examinée spécifiquement).

– Nous nous engageons à agir pour la renationalisation, la réunification et pour une gestion démocratique des grands pôles publics dont la collectivité a besoin, que ce soit dans le domaine des transports (avec Air France ou SNCF et RFF), de l’énergie (avec EDF-GDF), des postes et télécommunications (avec La Poste et France Telecom) ou encore du secteur bancaire (avec un pôle public bancaire).

S’ENGAGER DANS UNE PLANIFICATION ECOLOGIQUE

Notre environnement a payé au prix fort les abus du système productiviste et capitaliste. L’échec du sommet de Copenhague illustre dramatiquement l’incompatibilité de l’écologie et de l’économie de marché. Une vision à long terme prenant en compte les conséquences des choix économiques est nécessaire. Il faut promouvoir l’idée de la Planification Ecologique en encourageant des services publics de l’énergie mais aussi les régies locales de production à partir de sources renouvelables dans une logique locale, collective et non capitaliste. Nous engagerons la région dans cette voie

– En favorisant les économies d’énergie: installation des dispositifs biogaz sur les centres d’enfouissements techniques, encouragement à la création de postes de conseil en économies d’énergie au sein des collectivités, interdiction des centrales électriques thermiques conventionnelles (hydrocarbures ou nucléaires) et photovoltaïques au sol afin de conserver les zones agricoles, aides aux particuliers pour réaliser des économies d’énergie (diagnostics gratuits, cofinancer l’isolation, le solaire thermique et le bois énergie, appuis à la rénovation thermique au lieu d’aider l’éco-construction pour ne pas favoriser le mitage périurbain, accompagnement à la mise en place de réseaux de chaleur à partir de biomasse

– Le Plan Climat Régional sera réexaminé et complété.

– Un plan de rénovation écologique des logements sociaux et des bâtiments de la Région sera mis en place.

– Des aides ciblée seront mises en place pour réduire les déchets à la source, soutenir le tri sélectif et développer le compostage. Sortir la Publicité de nos panneaux, nos supports de communications et nos médias.

– Favoriser la mise en place de réserves de biodiversité et préserver les espaces naturels (sols, forêts, zones humides…) ; obtenir une expertise indépendante sur les impacts et les déchets liés à l’extraction de l’uranium dans la région.

FAIRE VIVRE UNE VERITABLE SOLIDARITE INTERNATIONALE

La Région s’engagera en faveur d’un développement solidaire et durable avec des pays ou des peuples aujourd’hui privés de leur liberté soit en raison d’une occupation militaire étrangère soit sous le joug de dictatures. Nos aides seront réévaluées en fonction des besoins de leur population, notamment en matière d’eau, de santé, d’éducation, de transports collectifs, d’habitat. 

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